Goudougoudou: 4 ans déjà, message de Mgr Ogé

4ème ANNIVERSAIRE DU TREMBLEMENT DE TERRE DU 12 JANVIER 2010

12 JANVIER 2014

Dieu a placé dans les mains de chaque homme et de chaque femme deux lampes merveilleuses. L’une est la lampe de l’espoir, ou si vous préférez la lampe de l’espérance, qui nous pousse vers l’avant et nous fait naviguer à travers les méandres de la vie et les incertitudes de l’avenir. L’autre est la lampe de la mémoire qui nous renvoie à notre passé avec ses joies et ses douleurs. C’est la lampe de la mémoire qui nous éclaire en ce 4ème anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et nous rassemble ici cet après-midi pour faire mémoire de ces centaines de milliers d’âmes emportées par cette catastrophe à jamais mémorable. Ces centaines de milliers d’âmes sont des victimes innocentes dont le souvenir est en bénédiction (Pr 10, 7).

Notre devoir de mémoire va bien au-delà de la cérémonie d’aujourd’hui. Il nous permet de nous connecter en permanence avec tous nos frères et toutes nos sœurs emportés par ce tremblement de terre du 12 janvier 2010. Car, pour tous ceux qui ont la foi dans le Crucifié Ressuscité, la mort physique ne détruit pas la vie. Au contraire, elle la transforme. Toujours selon notre foi, ces victimes du séisme du 12 janvier 2010 font partie maintenant de l’Eglise Triomphante et sont unies à nous qui constituons l’Eglise Militante qui est porteuse d’un projet de transformation de la vie.

Notre devoir de mémoire va bien au-delà de la cérémonie d’aujourd’hui. Il nous permet de jeter un regard critique sur notre façon de nous organiser, de vivre collectivement et de planifier nos espaces. Des tremblements de terre de plus grandes magnitudes que celui du 12 janvier 2010 ont frappé d’autres pays du monde, mais avec beaucoup moins de pertes en vie humaine et autres. Pourquoi autant de victimes chez nous et moins ailleurs ? Ici, la lampe l’espoir se joint à celle de la mémoire pour nous aider à mieux nous préparer à faire face au prochain tremblement de terre. Car la question qui nous préoccupe le plus n’est pas « est-ce qu’il y aura un autre tremblement de terre en Haïti ? » mais bien « quand sera le prochain tremblement de terre ? ». Ce devoir de mémoire nous renvoie aux préparatifs nécessaires pour faire face à cette catastrophe quand elle frappera à nos portes. Cette tâche est collective. Le Gouvernement, la société civile, les familles, les églises et toutes les religions doivent coordonner leurs efforts pour combattre la sous-éducation chronique qui ronge notre pays et qui a été l’une des sources, sinon la source principale d’autant de pertes en vie humaine et autres.

Notre devoir de mémoire va bien au-delà de la cérémonie d’aujourd’hui. Il nous projette dans l’avenir, un avenir que nous devons construire ensemble, sans exclusion aucune. La Bible nous livre deux approches pour construire l’avenir d’une nation. L’approche de la construction de la Tour de Babel en Genèse 11 où prévalaient l’exclusion et l’égocentrisme des hommes. L’Eternel brouillait leur langue ; ils ne se comprenaient plus et leur projet échouait. L’autre approche pour construire un avenir collectif est celle qui a prévalu le jour de la Pentecôte dans le Livre des Actes des Apôtres 2. Les apôtres sur qui l’Esprit Saint était venu étaient tous galiléens et parlaient dans leur langue. Pourtant les différents peuples présents à Jérusalem les entendaient chacun dans sa langue maternelle raconter les merveilles de Dieu. L’Etre Suprême que les chrétiens nomment le Dieu Trinitaire, et que d’autres appellent différemment, peut convertir nos différences en richesse pour reconstruire une Haïti unie dans sa diversité.

Dieu a mis dans les mains de chaque haïtien, de chaque haïtienne deux lampes : la lampe de la mémoire et la lampe de l’espérance pour se reconstruire mutuellement d’abord. Car, la première reconstruction à entreprendre est celle de l’homme haïtien, celle de la femme haïtienne, brisés et meurtris non seulement par le tremblement de terre mais aussi et surtout par les problèmes de toutes sortes inhérents à l’incapacité de nos élites à se transcender pour bâtir une société haïtienne plus juste. La deuxième reconstruction est évidemment celle de la nation.

Que le sang des victimes du tremblement du 12 janvier 2010 scelle le pacte d’unité de tous les haïtiens et de toutes les haïtiennes pour reconstruire une Haïti meilleure !

Que les âmes de toutes les victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010 reposent dans la paix, par la miséricorde divine.

Monseigneur Ogé Beauvoir
Evêque Suffragant
Eglise Episcopale d’Haïti
Communion Anglicane

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A typical family in the village of St. Etienne

“Pitit se byen malere”(child is wealthier poor) is a very use word in the countryside of Haiti. Because the lack of clean water, electricity, education, healthcare…at 6:00 pm people go to bed and create misery in having lot of children while resources are very limited. Sometimes they don’t really know how to name the children and lot of children born and grow up without a birth certificate, in fact, don’t integrate the database of the government and, so don’t benefit any service.
This family is a typic one in the village of St. Etienne where no clean water and you must walk 3 hours to get water for the cook. Mireille is the mother(30 years old) and Kernizan the father(44). Mireille and Kernizan had their first baby 10 years ago and now they have 6 while Mireille is still young(30). Kernizan had, before he met Mireille, 2 children who grew up without any chance to go to school.
In the village, St. Etienne episcopal church has been creating an elementary school in order to educate the children of the village. The parents, even they can not pay any tuition, believe in educating their children in expectation of a better life if their children are lucky in getting a job. The parents live by working the land, it doesn’t rain often, and each year the hurricanes devastate all the gardens, complicating the life of those.
It isn’t easy to educate them on a family planing(birth control) because their belief in having children.
Like priest, it’s really hard to see those little ones grow without any birth certificate and many more without any chance to be well educated. Sometimes I can’t even sleep thinking about this situation. It’s not only a drama for the Christian I am, but more than that, it’s a human drama which needs human attentions.
If this touches your heart, open your pocket, welcome in joining us to reach out those littles one.

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Musique pour nos Jeunes

La paroisse St. Etienne de Buteau tient a remercier Mgr. Oge Beauvoir pour son dynamisme et son leadership exceptionnel qui nous a permis d’avoir aujourd’hui ces instruments de musique pour nos jeunes paroissiens et tous ceux-là qui sont intéressés à la musique dans le village de St. Étienne. Merci a la Paroisse St. Patrick a Washington pour le salaire du professeur de musique.
Puisse Dieu bénir la communauté de St. Étienne et, particulièrement tous ceux qui œuvrent en vue de son développement.

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Planification de l’ouverture des écoles de St. Etienne

J’ai rencontré ce matin un groupe de planteurs, paysans et parents d’élèves qui n’ont pas manqué de faire ressortir leurs problèmes pour l’année académique 2013-2014 a venir. Nous, après un an que nous dirigeons les écoles de la paroisse, comprenons très bien ces problèmes: pas de livres, difficultés pour acheter les uniformes et les autres matériels scolaires(souliers), alors, nous faisons appels à tous ceux-là qui se sentent appelés à servir la cause des enfants d’Haïti a se joindre à nous, particulièrement nos partenaires pour une meilleure planification de l’année académique à venir.